Présentation du projet

La situation idéale que nous envisageons pour la région bruxelloise est un territoire couvert de « communautés énergétiques », c’est-à-dire de voisins rassemblés autour de moyens de production d’électricité et de chaleur et qui s’organisent pour autoconsommer collectivement le maximum de leur production et pour réduire leur consommation (ce qui accroît l’autonomie). Le système énergétique gagne en résilience s’il peut être équilibré au niveau le plus local possible et limiter ainsi les flux importants à travers les réseaux.

Nous proposons donc la constitution de communautés centrées sur le réseau électrique et qui idéalement devraient pouvoir s’échanger directement de l’électricité (c’est-à-dire se constituer en « microréseaux » sur la branche réseau basse tension existante de Sibelga). Bien entendu, un lien doit pouvoir continuer à exister entre les communautés : c’est le rôle du réseau de distribution et d’autres formes de solidarité.

La construction de communautés énergétiques devrait se faire progressivement pour englober tous les aspects de l’énergie dans la vie quotidienne (y compris l’isolation totale des bâtiments). Nous souhaitons explorer un premier pas, celui de constituer les communautés autour de dispositifs de production (photovoltaïque, cogénération) et de consommation (véhicules électriques, pompes à chaleur, équipements moins consommateurs, etc.) qui sont mutualisés au travers structures collectives.

Afin que l’appropriation de la question énergétique soit maximale, les systèmes décentralisés, autonomes et solidaires devront reposer sur des pratiques entre voisins avec des technologies simples à utiliser et à entretenir. La coopération entre voisins renforcera la résilience face aux risques de blackout et d’augmentation des prix de l’énergie, diminuera les émissions de CO2 et construira les citoyens du futur.